Pour un traitement critique des pseudosciences sur le service public

Lettre ouverte aux médiateurs des programmes de l’audiovisuel public

À l’attention de
— Monsieur Gora Pavel, médiateur des programmes de France Télévisions
— Monsieur Bruno Denaes, médiateur de Radio France

Le 6 mars 2017.

Le niveau d’alphabétisation scientifique de la population est d’une importance cruciale dans une société. Les individus font plus facilement des choix raisonnés s’ils peuvent éclairer leurs décisions avec des connaissances fiables. Pour cela, ils doivent savoir estimer la fiabilité des informations mises à leur disposition.

Ainsi que France Télévisions l’explique sur son site :

« La télévision publique a la charge d’informer, d’éduquer et d’animer le débat démocratique. »

Elle a donc pour vocation de donner au public des clés de compréhension du monde basées sur des théories et des faits solidement étayés plutôt que de le flatter dans le sens de ses croyances irrationnelles.

Trop facilement nous moquons la crédulité des créationnistes américains, des complotistes du 11 septembre ou encore des platistes (qui croient que la Terre est plate). Mais en 2017, les français battent les records du monde de défiance envers les vaccins et de confiance envers l’homéopathie, en totale contradiction avec ce que la science nous donne à connaître sur ces sujets.

Hélas, on ne peut que constater l’importance du temps d’antenne voué à promouvoir ou à présenter sans esprit critique des dizaines de pseudosciences et de médecines non conventionnelles (c’est-à-dire des « médecines » dont les vertus thérapeutiques sont ou bien réfutées ou bien encore à prouver). Sans analyse critique, les allégations des pseudo-experts sont reçues comme des vérités validées par le service public et ajoutent un argument d’autorité « vu à la TV » dans l’arsenal de personnes incapables de prouver la justesse de leurs thèses et qui vivent donc de la crédulité des gens.

À une époque où tout le monde déplore l’ère de la « post-vérité », les discours démagogiques, la radicalisation et les ravages de la pensée extrême, et où les pouvoirs publics déclarent régulièrement qu’il faut stimuler l’esprit critique, nous pensons que les journalistes devraient être parmi les premiers à se former pour comprendre la démarche scientifique et connaître les biais cognitifs qui leur font écrire des articles ou des reportages comme ceux que nous listons ci-après. La liste, non exhaustive, indique une forte prépondérance des sujets liés à la santé avec des risques importants d’éloignement des parcours de soin et de retards de diagnostic que de telles croyances peuvent entraîner.

Nous constatons des lacunes importantes au sujet de la manière dont sont produites les connaissances scientifiques et sur le bon usage du doute méthodologique.

Dans le point numéro 8 de la résolution N° 4417 adoptée le 21 février janvier 2017, l’Assemblée Nationale :

« Souhaite que les chaînes de télévision et les stations de radio du service public renforcent l’offre d’émissions scientifiques, en particulier aux heures de plus grande écoute et s’efforcent d’en faire de véritables espaces de savoir, en veillant notamment à y donner la parole aux membres de la communauté scientifique. »

Nous appelons le service public à se montrer exemplaire sur l’exigence de l’utilisation des outils de la pensée critique et sur le refus de toute complaisance face aux discours qui contribuent à éloigner le public de la compréhension de la méthode scientifique.

Pouvons-nous compter sur un engagement de France Télévisions à former et sensibiliser ses journalistes à ces questions ?

L’Association pour la Science et la Transmission de l’Esprit Critique

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Liste non exhaustive de reportages et d’émissions du service public qui font la promotion des pseudosciences au mépris des connaissances scientifiques actuelles.

 

En 2016

En 2017

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À l’inverse, saluons les occurrences où les croyances sont abordées et analysées de manière critique, remises dans leur contexte et en partie expliquées.

 

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Cette liste sera régulièrement mise à jour. (mise à jour : 14 juin 2017)

43 thoughts on “Pour un traitement critique des pseudosciences sur le service public

    1. En vrai, c’est pas grave qu’il existe l’homéopathie. ça évite à certain de se goinfrer de merdes violentes et inefficaces comme les anti-dépresseurs.
      Le pb c’est Boiron qui fait sa pub en Afrique, le pb c’est qu’on fait passer l’homéopathie pour ce que ce n’est pas, le pb c’est le prix et éventuellement son remboursement par la sécu. L’effet placebo est indispensable, inévitable, et très efficace. L’homéopathie ou autre chose, peu importe. Mais ne pas faire passer des vessies pour des lanternes.

  1. https://en.wikipedia.org/wiki/Scientism
    « The term « scientism » frequently implies a critique of the more extreme expressions of logical positivism and has been used by social scientists such as Friedrich Hayek, philosophers of science such as Karl Popper, and philosophers such as Hilary Putnam and Tzvetan Todorov to describe (for example) the dogmatic endorsement of scientific methodology and the reduction of all knowledge to only that which is measurable. »

      1. Cette accusation serait-elle volée ? C’est une chose d’exiger du service public audiovisuel davantage de programmes de vulgarisation scientifique de qualité ou d’arrêter d’accorder du crédit pseudo-scientifique à des sujets non scientifiques. C’en est une autre de s’émouvoir que ces sujets soient présentés au public/à l’audimat tout court. Prétendre restreindre toute diffusion non scientifiques, c’est faire preuve de scientisme.

        1. « C’est une chose d’exiger du service public audiovisuel davantage de programmes de vulgarisation scientifique de qualité ou d’arrêter d’accorder du crédit pseudo-scientifique à des sujets non scientifiques. » C’est exactement cela qui est demandé ici.

          Les émissions cités ici promeut des pseudo-sciences et notamment des pseudos-médecine, laissant croire des choses fausses à leur public.

    1. Serait-ce une suggestion de traiter les sujets scientifiques (ou s’en réclamant) en s’affranchissant de la méthode scientifique?

  2. C’est intéressant comme liste,
    vous avez fait comment pour déterminer « la promotion des pseudosciences au mépris des connaissances scientifiques actuelles. » :
    – Qu’est-ce-qui relève des pseudo-sciences ?
    – Qu’est ce qui relève des connaissances scientifiques actuelles ?
    – A partir de quand le traitement d’un sujet est-il une promotion ?
    Questions garanties 95% intérêt /curiosité, 5% défiance.

    1. C’est justement parce que la « démarcation » reste et demeurera floue qu’il faut exiger plus de rigueur quand un sujet qui ne fait pas débat dans la communauté scientifique est abordé.
      Par exemple : homéopathie ou psychanalyse sont des pratique sans aucun fondement scientifique et le public n’en est que rarement informé.
      De la même manière le public n’est pas informé de la manière dont une thérapie peut être validée et des raisons pour lesquelles de nombreuses médecins alternatives donnent seulement l’illusion d’avoir un effet.
      Nous ne demandons ici que la réparation de ce défaut d’information.

  3. Oui, France Culture et la psychanalyse… Soupir
    Et l’influence de toute cette pseudo-science est extrêmement prégnante. Quand on souffre d’une maladie chronique comme c’est mon cas, on se voit conseiller en permanence tout un tas de débilités. On doit constamment se justifier de ne pas vouloir essayer tel ou tel truc, avec le risque de passer pour une personne qui n’est pas prête à tout s’en sortir, voir n’a pas envie de guérir. On n’a pas besoin de ça en plus.

  4. 5 mars 2017 sur la 5 : une orange de 1950 valait 21 oranges de nos jours… (déjà vu pour les pommes…) tout à l’avenant sur un sujet qui ne sait pas distinguer le naturel du chimique/synthétique.

    1. On risque d’y avoir droit pour chaque fruit et légume 🙂
      A se demander comment nos aïeux n’étaient pas en constante surdose…

  5. Je me permet de proposer ce sujet issu d’un JT de France2 qui faisait la promotion d’une « école de l’intuition » et dont on avait débattu sur le groupe zététique : –> https://www.facebook.com/groups/zetetique/permalink/10154042444978186/?match=d3d3LmZyYW5jZTIsZnJhbmNlMg%3D%3D
    Le sujet est disponible ici: http://www.francetvinfo.fr/sciences/sante-les-nouvelles-voies-de-l-intuition_1384203.html
    Il a été diffusé lors du 20h de France 2 le 31 Mars 2016: http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-jeudi-31-mars-2016_1374165.html

  6. Et ne parlons même pas des chaînes qui ne sont pas du service public style RMC Découverte. Je vous recommande (ironie) le résumé ci-dessous présentant le « documentaire » « La Révélation Des Pyramides ». Consternant presque à chaque mot :

    http://rmcdecouverte.bfmtv.com/emission/revelation-pyramides/

    « Pour la première fois dans l´histoire, le public a directement la primeur d´une découverte scientifique majeure touchant aux origines de notre civilisation : la résolution de l´énigme de la Grande pyramide de Gizeh. Au terme d´un périple au coeur des plus anciens sites archéologiques de la planète, une équipe de chercheurs indépendants fait la lumière sur l´un des plus grands mystères de tous les temps, avec à la clé, une prodigieuse découverte liée au mystère de nos origines ! Ce film présente une découverte fondamentale qui ébranle les bases de l´égyptologie classique, fait vaciller l´Histoire elle-même, et oblige l´Homme à reconsidérer tant son passé que son avenir… Il s´agit d´une démonstration scientifique sans précédent qui ouvre l´accès aux profondes connaissances des bâtisseurs de ces édifices monumentaux ainsi qu´à l´étendue de leurs capacités dans de nombreux domaines… « 

    1. quand on connais le domaine, comme l’informatique ou l’agriculture, les émissions comme Cash investigation sont au delà du tolérable dans les tactique, très travaillées, de manipulation des gens non informés sur le sujet.

      Au moins RMC découverte ca ne prétend pas être une source fiable, et derrière l’apparent équilibre il laissent clairement les informations pour démonter les mythes.
      A l’opposé trop d’émission qui se prétendent sérieuses, refusent même après interpellation par des expertes, de corriger leur balivernes.

      Il ne fait pas mettre dans le même sac, le service public, et les chaines commercial, ni les émissions comiques et les reportage prétendument sérieux.

      Cette tolérance du service public pour la pseudo-science se tolère d’autant moins qu’elle se permet de donner des leçons aux autres média amateurs, moins surveillés, mais quand on sait les choisir , bien mieux informés.

      Bon courage pour cette complainte, mais je ne suis pas optimiste par expérience.
      Le théorème du clou est validé.

  7. Très bonne initiative, en espérant que cette lettre soit, non seulement lue, mais aussi considérée. Les pseudosciences sont de plus en plus democratisées et acceptées comme argent comptant, j’en viendrai même à ne plus oser faire remarquer à certains collègues que l’astrologie n’est pas pertinente pour choisir sa banque ou l’école de ses enfants !!!!

  8. Depuis que j’ai appris q’Élise Lucet avait bidonné ses chiffres sur les pesticides, ce qui conduisait à jeter l’opprobre (et de l’eau sale) sur toute une profession, je boycotte son émission « Cash Investigation » et je fais la remarque à tous ceux qui l’encensent.
    Ma logique est : « quand un journaliste ment sur un sujet que je connais, je me demande ce qu’il peut bien raconter comme âneries sur les sujets que je ne connais pas » !

    1. A noter que sa démonstration sur le manque de sécurité de windows, oubliant tout le système informatique (firewall, IDS IPS, antivirus, SIEM, IAM) , et surtout l’absence de prise en compte des rapports multiples sur l’inanité de cette analyse, met en cause l’équipe, l’expert, et la chaine de commandement qui n’a pas corrigé le tir.

      Pour les délires d’agrobashing, dans le contexte actuel où on voir le bio attaquer la réalité, il serait souhaitable que l’on rééquilibre le débat, notamment sur la toxicité des pesticides bio, en France, et importés.
      J’attend un reportage.
      Sur les OGM ou les vaccins aussi, j’attend un reportage, basé sur les faits.
      Sur les peurs des ondes, j’attend un cash investigation, avec les faits (notamment les études médicales qui montrent la nature psy du problème).
      Sur les multinationales ONG qui financent cette défiance, j’attend un bon cash Investigation, ou plutôt un Capital (le fameux milliard).
      Sur les abeilles et les rebondissement récent du Beegate j’attend un reportage (cherchez chez Zaruk).

      Et si vous faisiez une série de reportages Cash, mais qui démontent les mythes ?
      Un truc en caméra caché, vraiment bien monté, méchant, qui montre comment on nous manipule ?

  9. Merci pour cette initiative. Une société ne peux pas se passer d’un référent institutionnel pour dire le vrai de son époque, c’est à dire pour définir une orthodoxie (« pensée droite »).

    Mais il faut bien dire une chose, la République des science, a qui échoit ce rôle, n’a pas très envie de l’endosser. Elle n’est pas interventionniste. Et les journalistes, qui sont en première ligne, sont eux même généralement ignorants, et son donc des soldats sans armes, quand ils ne sont pas ouvertement dans l’autre camps.

    Il faudrait une task force au sein des médias qui sache à la fois s’adresser aux scientifiques pour leur demander un soutien en terme d’expertise et de documentation, et aux journalistes pour les avertir que leur propos est en dehors des clous. Qui soit un soutien, une instance consultative permettant aux journalistes de s’informer préventivement sur un sujet scabreux, et un gardien attentif qui mentionne publiquement sur le net les articles et reportages qui désinforment, avec une contre analyse réellement approfondie, qui rentre dans le bois dur de la matière traitée, avec des références et des données quantitatives et à jour.

  10. Les émissions comme Cash Investigation ne sont pas des reportages mais des enquêtes à charge. Le résultat est décidé d’avance -les pesticides mettent en danger nos enfants- et doit être démontré coûte que coûte. On ne recherche pas à approcher la vérité sur la nature des pesticides et de leur utilisation, on démontre (et encore sans preuve scientifique) que certains utilisent des pesticides potentiellement dangereux et si d’aventure on leur donne la parole c’est en tant qu' »accusé présumé coupable » (s’il parvenait à se défendre, on couperait). Ce n’est pas un travail de journaliste mais d’accusateur …. même si je ne suis pas fan, au contraire, des pesticides !

  11. Votre courrier est tout à fait pertinent mais ne devrait-on pas se poser la question de savoir pourquoi ses sujets sont tant développés puisqu’une part significative de ses émissions sont faites parce que les médias savent d’avance qu’elles vont intéresser le public. Pourrait-on mettre en parallèle leur multiplication et celle des « affaires » santé (PIP, médiator, diane, infanrix tétra vs quinta, …).
    Ces affaires ont clairement discrédité le système de la santé en général (ministère, labos, agences et instituts, médecins), on peut comprendre que le public est l’impression d’être parfois un simple cobaye, une quantité négligeable, ce système est-il bien conscient que l’on parle d’êtres humains et non pas de souris de laboratoire, je ne suis pas sûre.
    Plutôt que de limiter les informations sur ces « méthodes et médecines », que l’on doit accepter de considérer, au moins comme complémentaires pour certaines, il faudrait diffuser de l’information sur le travail des instituts de recherche, les centres universitaires, les laboratoires. Mais là encore, les portes sont-elles ouvertes aux journalistes ?

    1. Nous ne plaidons pas pour l’élimination de ces sujets sur les programmes mais pour que l’on cesse de diffuser sans analyse les allégations trompeuses des promoteurs des pseudosciences qui bien souvent tirent leur subsistance de la crédulité des spectateurs. Parlons autant que l’on veut des médecines parallèles, pourvu que ce soit en rappelant comment on évalue l’efficacité d’un traitement et quels sont les biais d’interprétation à éviter, et en invitant sur le plateau des personnes aptes à expliquer le fonctionnement de la science et à rappeler l’état de l’art sur les sujets considérés.

  12. Je suis étonnée de voir dans votre liste :
    Grand soir 3 – France 3. 5 février 2017
    « Sciences : des chercheurs étudient les expériences de sorties de corps. »
    http://www.francetvinfo.fr/sciences/sciences-des-chercheurs-etudient-les-experiences-de-sorties-de-corps_2050439.html
    que je viens de regarder.

    Il me semble que de telles expériences subjectives sont notamment rapportées chez les épileptiques.
    Par exemple : https://www.researchgate.net/publication/260487220_Out-of-body_experiences_associated_with_seizures

    1. Nous parlons ici d’un programme qui présente le cas Nicolas Fraisse. L’allégation est qu’il peut visiter des lieux éloignés et en revenir avec des informations : cela valide l’existence d’une forme d’âme et le concept de voyage astral. Pire, cela est présenté avec tout le décorum de la science.
      On est loin de ce que la science atteste aujourd’hui : le ressenti de sortie hors du corps (Out of Body Experience). On est bel et bien dans l’instrumentalisation de la science et la désinformation.

  13. D’accord sur le fait que 95% des des exemples retenus sont des inepties.
    Pour les 5% restants il faut rester prudent car on ne comprend pas tout, et rien n’est tout à fait blanc ou noir.

    L’idée de multiplier les émissions « des vraies sciences » ne résoudra pas le problème. Ce n’est pas parcequ’on sait que fumer tue que tous les fumeurs arrêtent.

    Pour quelles raisons les auditeurs de ces émissions pseudo scientifiques ont besoin de croire à leur véracité? L’article ne pose pas la question.

    1. Sur le « besoin de croire », ou en tout cas sur les raisons pour lesquelles certaines idées sont particulièrement attractives, nous travaillons justement à la préparation d’un documentaire « Les lois de l’attraction mentale ».

  14. Le danger c’est celui de la pensée unique qui a par le passé et pourait empêcher d’accéder à une vérité méconnue.
    L’esprit scientifique rationnel est-il infaillible ?
    Quoi qu’il en soit ce qui pas douteux c’est que le rôle des médias et leurs animateurs serait d’identifier les failles et incertitudes de qu’ils affirment. C’est inquiétant que des équipes entières de gens à priori bien intentionnés ne soient pas capables de faire part des limites de leur assertions et de les soumettre à la réflexion au public.

  15. Ping :Vu à la télé : quand les pseudosciences tiennent la vedette (Aurélie Haroche, Journal International de Médecine) | Pro Aid Autisme

  16. Ping :Sur l’absence d’esprit critique concernant les sujets « scientifiques » dans Salut les Terriens. – ASTEC

    1. Beaucoup de gens disent la même chose de la prière. Faut-il les croire aussi, ou bien douter de votre déclaration comme des leurs ?

  17. L’existence de chaînes publiques est en soi un problème, et une fois que le mythe d’une supériorité éducative d’une chaine parce quelle est publique tombe…ma foi les gens ont le droit de raconter et de croire à des conneries… et vous avez parfaitement raison de vous moquer d’eux de d »énoncer les erreurs ..
    Mais vous avez toujours un problème avec cette revendication permanente d’autorité de la science..
    Mais expliquez moi donc la mission de servie publique de l’audiovisuel pour rire…

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